Livraison de photos et de vidéo à un client, scellée avant l’envoi

Litige de livraison

Comment prouver quelle version vous avez livrée, et quand

Quand le client dit qu’il manquait du matériel ou que la version n’était pas la bonne, votre parole ne vaut pas plus que la sienne. Le paquet exact, scellé avant l’envoi, si.

Privé. Seule l’empreinte du fichier est enregistrée.

Parole contre parole « Vous ne l’avez pas livré. » « Il manquait les photos du cocktail. » « Ce n’était pas la version validée. » Et la facture reste impayée tant que ce n’est pas réglé.
La preuve datée l’emporte Le paquet exact que vous avez envoyé, scellé avant de l’envoyer. Quels fichiers, quelle version et quel jour. Ce n’est plus votre parole : c’est une date et une liste.
Des centimes face à une facture Une facture contestée pour « ce n’est pas ça » vaut plus que sceller toutes vos livraisons de l’année. Et aujourd’hui, sceller ne coûte rien.

La scène

« Ce n’est pas la version que nous avions validée. »

Vous avez livré les fichiers finaux un vendredi : le dossier des photos retouchées, la vidéo en deux formats, le PDF avec la maquette définitive. Le client a répondu « bien reçu, merci ». Trois semaines plus tard, la facture n’est toujours pas payée et un mail arrive. « Il manquait la moitié du matériel du deuxième jour. Et la vidéo que vous nous avez envoyée n’est pas la version validée en réunion. » Vous savez que c’est faux. Mais le lien WeTransfer a expiré, le dossier Drive a bougé depuis, et tout ce que vous avez, c’est votre parole et un « bien reçu, merci ».

Le rituel : avant chaque livraison

  • Figez la livraison en un seul paquet : un ZIP avec exactement ce que vous allez envoyer. Photos, vidéo, maquette, code, PDF de validation. Si vous livrez en plusieurs lots, un ZIP par lot.
  • Ajoutez un index à l’intérieur : un texte ou un PDF avec la liste des fichiers, la version et la date. C’est ce qui transforme « je vous ai envoyé des choses » en « je vous ai envoyé ces 214 fichiers, version finale 3 ».
  • Scellez le ZIP avant de l’envoyer. Juste avant : la date du scellement est la date de livraison que vous pourrez prouver. Avec le compte gratuit, l’empreinte est calculée sur votre ordinateur et le gros paquet n’est pas envoyé.
  • Envoyez par le canal habituel : WeTransfer, Drive, Dropbox, un disque. Peu importe. Ce qui compte, c’est que ce que vous envoyez soit ce ZIP exact et pas un autre.
  • Conservez le ZIP exact et le certificat avec le reste du projet. Si le client réclame, vérifiez sa copie contre votre scellement : si elle correspond, c’est ce que vous avez livré ; si elle ne correspond pas, ce n’est pas ce que vous avez livré.

Ce que Sellat prouve dans ce litige

Sellat ne décide pas si la livraison est conforme à la commande, si le client a validé cette version ni s’il doit payer la facture. C’est le contrat, un accord ou un juge qui en décide. Sellat prouve une chose précise : que ce paquet exact, avec ces fichiers et cet index, existait à la date où vous l’avez scellé, et que personne ne l’a modifié depuis. C’est une preuve technique portant sur une version exacte d’un fichier. Avec elle, « je vous ai livré ceci, ce jour-là » n’est plus seulement votre parole.

Ce que vous conservez après le scellement

En scellant, vous recevez par e-mail un certificat PDF et un ZIP de vérification. Ce ZIP est ce que vous renvoyez quand la réclamation arrive : il contient l’empreinte du paquet exact, la date et les instructions pour que le client vérifie par lui-même, sans vous faire confiance, ni à Sellat. Sellat ne conserve pas votre livraison et ne la voit pas : seulement son empreinte.

Une lettre recommandée prouve ce que vous avez envoyé et quand. Sellat prouve quels fichiers vous avez livrés, et quand.

Le « bien reçu, merci » prouve que quelque chose est arrivé. Pas quoi. Les liens expirent, les dossiers partagés changent et l’historique des versions vit sur le serveur de quelqu’un d’autre. Sceller le paquet fait pour votre livraison ce que la lettre recommandée fait pour un courrier : fixer une date et un contenu exacts qui ne dépendent ni de votre parole ni de celle du client. Ça vaut pour trois fichiers comme pour trois mille : vous scellez le paquet, pas chaque photo.

Le paquet vu de l'intérieur

Voilà exactement ce que vous ouvrez deux ans plus tard.

Ni promesse ni capture d'écran : la vraie liste des fichiers que Sellat met dans votre ZIP. Ce que vous voyez ici est produit par le module qui construit le paquet.

Ouvrir le dossier Fermer le dossier
  • original/<archivo> Si l'original est conservé

    Votre fichier, octet par octet

    Exactement la photo que vous avez scellée, dans son propre dossier pour qu'aucun autre fichier du paquet ne puisse être confondu avec elle. Elle est incluse quand l'original est disponible : le dépôt qui a créé la preuve, ou la conservation.

  • certificado-<id>.pdf Toujours

    Le certificat lisible

    Le PDF que vous montrez à une personne ou joignez à un écrit. C'est un document informatif : ce que l'on vérifie, c'est le fichier, pas le PDF. Si le fichier portait des Content Credentials (C2PA), le certificat les reprend aussi : qui a signé, avec quel outil et si un usage de l'IA est déclaré, telles que votre navigateur les a lues au moment de le protéger.

  • proof.json Une fois le lot ancré

    La preuve portable

    L'empreinte de votre fichier, sa feuille et son chemin de Merkle, la racine du lot et la transaction publique qui l'enregistre. C'est la pièce qui permet de tout vérifier sans Sellat.

  • sello-cualificado-<id>.tsr Avec horodatage qualifié

    L'horodatage qualifié

    La réponse RFC 3161 de l'autorité d'horodatage qualifiée, telle qu'elle a été émise. C'est le fichier qui fixe la date au sens d'eIDAS.

  • autoridad-sellado.pem Avec horodatage qualifié

    Qui a signé l'horodatage

    Le certificat de signature de cette autorité, avec son SHA-256 inscrit dans le README. Il est inclus pour que la vérification fonctionne hors ligne, sans rien aller chercher.

  • anclaje-bitcoin.ots Une fois le lot ancré

    L'ancrage dans Bitcoin

    La preuve OpenTimestamps de la racine du lot. Elle peut encore attendre un bloc : le fichier est valide et la personne qui le reçoit peut le mettre à jour elle-même.

  • LEEME.txt / README.txt Toujours

    Les instructions, en deux langues

    Ce qu'est chaque fichier, ce qu'il prouve et ce qu'il ne prouve pas, et les commandes exactes de vérification. En espagnol et en anglais, pour qu'un expert ou un avocat n'ait rien à vous demander.

L'horodatage est signé par la FNMT-RCM, pas par Sellat.

Ce n'est pas Sellat qui atteste de l'heure. L'horodatage qualifié est émis par une autorité d'horodatage qualifiée de la FNMT-RCM, et son certificat de signature voyage dans votre paquet. Nous sommes l'intermédiaire qui relie votre empreinte à cet horodatage et vous le remet dans un dossier ordonné.

Vérifiable sans nous et sans internet.

Avec l'horodatage et le certificat de l'autorité dans le ZIP, la date se vérifie avec des outils standard sur la machine de qui le reçoit. Si Sellat disparaissait demain, votre dossier se vérifierait toujours.

Le paquet prouve que ce fichier exact existait à cette date et n'a pas été modifié. Il ne prouve pas qui l'a créé, qui a pris la photo, ni ce qui s'est passé devant l'objectif.

Scellez le paquet avant de l’envoyer. À chaque livraison.

Une facture contestée pour « ce n’est pas ça » vaut plus que sceller toutes vos livraisons de l’année. Aujourd’hui, sceller ne coûte rien. Envoyez le ZIP exact que vous allez livrer et conservez le certificat avec le projet.

Sceller la livraison

Questions fréquentes

Avant que vous ne le demandiez.

Et si j’envoie par WeTransfer, Drive ou Dropbox ?

Peu importe le canal. Vous scellez le ZIP exact avant de le téléverser et vous l’envoyez par où vous voulez. Ce que la preuve démontre, c’est le contenu et la date du paquet, pas le lien. Quand le lien expirera, la preuve sera toujours là.

Ça marche pour les gros lots ? Je dois sceller chaque photo ?

Non : vous scellez le paquet, pas chaque fichier. Un ZIP de 3 000 photos est une seule preuve. Sans compte, la limite est de 20 Mo par fichier ; avec le compte gratuit, Sellat Local calcule l’empreinte sur votre ordinateur et vous pouvez sceller de gros paquets sans envoyer l’original. Pour les studios qui livrent tous les jours, il existe une API.

Comment le client vérifie-t-il ?

Sans compte, sur la page publique de vérification de Sellat : il glisse sa copie du fichier et vérifie qu’elle correspond à la preuve. Il peut aussi le faire avec le vérificateur open source, sans passer par Sellat. Il suffit de lui renvoyer le certificat et le ZIP de vérification.

Est-ce que ça vaut devant un juge si le client ne paie pas ?

Sellat ne promet pas de validité devant un tribunal et ne peut pas le faire : c’est le juge ou l’arbitre qui apprécie une preuve dans chaque affaire. Ce que vous pouvez apporter, c’est une preuve technique, vérifiable par n’importe qui, que ce paquet et ces fichiers existaient à cette date et n’ont pas été modifiés depuis. Sur la page légale, nous expliquons précisément ce que Sellat démontre et ce qu’il ne démontre pas.

Et si on me demande des photos certifiées ?

Si un client ou un assureur vous demande des photos certifiées d’un reportage, d’un sinistre ou d’un état des lieux, le rituel est le même : scellez le paquet des photos exactes à la sortie de l’appareil, avant de les retoucher ou de les envoyer, et remettez le certificat avec les photos. Ça ne fait de personne un expert, mais ça fixe quelles photos existaient, et depuis quand.

Est-ce que quelqu’un voit mon fichier ?

Cela dépend du mode. Dans le flux normal, le fichier est envoyé à Sellat uniquement pour calculer son empreinte SHA-256 et préparer la preuve ; ensuite il n’est pas conservé. Avec un compte gratuit, le mode Sellat Local calcule l’empreinte sur votre propre appareil et l’original n’est jamais envoyé. Et si vous activez la conservation — optionnelle et réservée aux comptes —, Sellat conserve bien l’original, vérifié contre son empreinte, jusqu’à ce que vous le retiriez. Dans les trois cas, seul le hash figure au registre public, un code qui ne permet ni de lire ni de reconstruire le contenu.

Preuve de livraison de fichiers numériques : démontrer la version livrée au client

Prouver la livraison de fichiers à un client, c’est deux choses : ce qui a été livré exactement, et quand. Un mail prouve que quelque chose a été envoyé ; un paquet scellé prouve ce qu’il y avait dedans. Pour les indépendants et les studios de photo, vidéo, design ou développement, c’est la différence entre encaisser une facture et la discuter. Détail technique, au cas où vous en auriez besoin : Sellat calcule l’empreinte SHA-256 du ZIP exact (sur votre ordinateur avec Sellat Local, si vous avez un compte), l’inscrit dans une référence publique sur Polygon et sur Bitcoin via OpenTimestamps, et vous envoie un certificat PDF et un ZIP de vérification. Dans le flux normal, le paquet original n’est pas conservé après la création de la preuve : seulement son empreinte. Avec un compte, vous pouvez la calculer sur votre ordinateur (Sellat Local) ou activer la conservation pour que Sellat le garde aussi. Le client peut vérifier la preuve avec sa copie exacte, sans compte et sans faire confiance à Sellat. Pour des livraisons quotidiennes, il existe une API.